Maharashtra-Québec

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mercredi 20 novembre 2013

Une Indienne au Québec :-)



Du 6 au 20 octobre, nous avons eu la chance d’accueillir Mme Ujjwala Joglekar, professeure de linguistique et coordonnatrice du département des langues étrangères et de la section française de l’Université de Pune. Au point de départ, Mme Joglekar a été invitée par M. Serge Granger, qui lui aussi bénéficie du projet Maharastra-Québec, pour parler de la littérature marathie nationaliste et nous avons profité de sa venue au Québec pour l’inviter à prendre la parole dans deux groupes d’étudiants en Arts et Lettres au Cégep de Sherbrooke, l’un étudiant en lettres, l’autre, en langue. Selon leur domaine, elle leur a parlé de littérature marathie ou de la langue marathie.



Voici donc un compte-rendu de son expérience en sol québécois.


Dimanche, le 6 octobre 2013
                        Il est 2 heures du matin, je suis en route pour l’aéroport et le vol direct de Pune est une aubaine malgré une telle heure, peu habituelle. Cela me fait gagner 10 heures. Sinon, le vol de Mumbai part à 1h du matin et donc j’aurais dû partir de Pune à 16h, la veille. Mon avion part à 5h25 et lorsque j’arriverai à Montréal, ce sera encore dimanche après-midi.
                Depuis l’invitation de l’Université de Sherbrooke et du Cégep de Sherbrooke il y a exactement un mois, ce fut des préparatifs de mes conférences sur la littérature marathie, sans compromettre le travail au quotidien qui consiste à enseigner la linguistique générale et surtout le français ainsi que gérer le département des langues étrangères de l’Université de Pune. J’avais le même sentiment qu’il y a 22 ans, celui de finalement ne pas avoir perdu de temps en lisant tant en marathi (ma langue maternelle qui n’était plus ma langue d’étude depuis l’âge de 15 ans) lorsque j’avais été sélectionnée pour travailler à la Radio parmi les 686 candidats. (Heureusement, j’étais surqualifiée avec mon français, même si je n’avais pas le poste régulier et que je faisais partie de l’équipe des remplaçants.) Le voyage dans le temps passé et actuel me fatigue et bientôt le sommeil me prend.
MONTRÉAL
 
Arrivée à l’aéroport Trudeau après un voyage de 19hrs. A Frankfort et à Montréal les douaniers étaient surpris de savoir que le français s’apprend en Inde, que je suis prof de français et encore plus surpris que je sois invitée pour donner des conférences… sur quoi ils n’ont pas demandé ni ai-je précisé.
Serge Granger de l’Université de Sherbrooke était là comme prévu (et pour 10 jours de suite il était toujours là, à veiller à ce que mon séjour soit le plus agréable).
Le séjour à l’’hôtel BonAccueil était correct. Mon ordinateur portable ne détectait pas le wifi de l’hôtel et Serge a bien voulu me laisser le sien jusqu’à mardi. Lorsque je me suis allongée la 1re fois depuis mon arrivée, il était 4h.30 du 7 octobre en Inde. Le décalage ne s’ajuste pas aussi vite.



mardi 6 août 2013

Le temps file...


Un rhume et une légère nausée ont un peu retardé la publication de ce message rédigé depuis samedi…  La nausée est disparue, mais le rhume et ses joies perdurent, mais ne vous en faites-pas, je devrais survivre ;-)

Déjà une semaine.  Les étudiantes poursuivent leur périple dans les poèmes de Saint-Denys Garneau.  Certains poèmes, comme « Cage d’oiseau », leur semblent plus difficiles que « Portrait » ou même «Accompagnement ». Cependant, dans l’ensemble la simplicité du vocabulaire et de la forme des poèmes de Saint-Denys Garneau leur parlent. De plus, elles semblent apprécier que l’on plonge ainsi dans la matière même du poème, qu’on ne fasse pas que les survoler.




Vendredi, j’ai eu le plaisir de rencontrer deux professeures de français, Nandita Wagle, qui a enseigné le français à l’Université Flame et Jaya Gadgil, qui enseigne adu Ferguson College. C’était un premier contact afin de mettre sur pied un séjour en sol sherbrookois de professeurs et d’étudiants des diverses institutions scolaires de Pune. On se revoit la semaine prochaine pour mieux établir nos stratégies. Recevoir des professeurs et des étudiants de Pune au Cégep de Sherbrooke, afin de leur faire connaitre la culture québécoise, d’améliorer leurs connaissances du français, ce serait vraiment super.  À suivre !

Aussi, j’ai revu des étudiantes qui ont maintenant terminé leur maitrise. La plupart passe encore régulièrement au Département de Langues étrangères. Deux d’entre elles, Pallavi et Vinodani vont partir sous peu pour la France, où elles seront tutrices d’anglais. Aussi, Mrunmayi et Tejashree, elles, se sont trouvé des emplois dans des entreprises internationales, où leur maitrise du français est  nécessaire. Avec ces deux dernières, nous sommes allées prendre une bouchée, en fait deux !, et elles m’ont servi de guides dans ce qui pour moi ressemble à un souk, qui est un quartier où on peut trouver de tout, de l’épice au tapis de salle de bain, en passant par des statuts de Ganesh. Ce fut un plaisir de les revoir et de les faire parler en français ;-)  Peut-être aurons-nous l’occasion de nous revoir avant mon départ. Sinon, au Québec ou à mon prochain séjour à Pune :-)

Tejashree et Mrunmayi à la pause crème glacée

Et finalement deux photos sans trop de rapport, une de figures qui se trouvent là où j’habite et que je trouve sympathiques et l’autre, d’une boisson au cumin, que j’ai goûtée lors de notre arrêt pour la deuxième bouchée avec Mrunmayi et Tejashree – au cas où vous ne l’auriez pas compris, les Indiens adorent manger!    J’avais peur que ce soit sucré, mais non, c’est même un peu salé. Un peu déconcertant à la première gorgée, car c’est loin de tout ce qu’on connait en Amérique du Nord, mais j’ai beaucoup apprécié. En fait, je boirais  cela coupé avec de l’eau pétillante, ce serait encore plus désaltérant.  Fin de l’incartade hors-littérature… pour le moment!